Nuits Sonores, le résumé : jour #4

Cette nouvelle journée des Nuits Sonores étaient placées sous le signe du girl power. Paula Temple, Amelie Lens, Rebekah, Peggy Gou etc nous ont offert une journée de folie.

13h25

On se réveille doucement après une nuit bien agitée. Le ventre vide, on file place Saint-Louis (Lyon 7) pour le Food Market. Une ambiance qui mélange le bon vieux marché du dimanche et les fêtes de village, avec ses grandes rangées de tables où tout le monde se réunit : les jeunes fêtards qui cachent leurs cernes (Ou leurs pupilles éclatées, c’est selon) derrière les lunettes de soleil, les parents qui courent après leurs enfants qui courent après les pigeons, les seniors qui font leur petite promenade… Bref, une ambiance bonne enfant pour bien démarrer la journée.

15h02

On reste dans l’ambiance “fête de quartier”. Direction La Martinière, pour une Block Party pleine de groove et de funk. Idéal pour repartir à l’assaut.

17h10

On entre dans une Sucrière chauffée à blanc. À La suite du set énergique de Femanyst, Amelie Lens, la princesse de la techno est déjà en train de faire trembler les murs de la salle 1930. Méfiez-vous des apparences. À coups de techno indus, la frêle Amelie enchaine les coups de massues avec une intensité croissante pour finir au bord de la psytrance. On est plus très loin de voir débarquer des sarouels dans la Sucrière.

18h30

Une jolie brune peut en cacher une autre. Rebekah a pris le relais d’Amelie, en gardant son rythme effréné à coups de secret weapons sous l’oeil admiratif de Paula Temple, la curatrice de la journée.

19h00

Pendant que la Sucrière commence à bouillir, on essaie de reprendre notre souffle sur l’esplanade. Raté. D’abord, parce que je suis allergique aux pollens et que la sécurité m’a détruit mes anti-histaminiques à l’entrée, pensant que c’était des ecstasy. Ensuite, parce Bobbie a décidé d’ambiancer tout le monde, avec un savant mélange éclectique. House, tech-house, minimal, en passant même par de l’italo-disco, sous les yeux de The Hacker, le pape de la discipline.

20h30

On retourne dans la salle 1930. Place à la reine : Paula Temple. Il fait très chaud, la Sucrière se transforme en caramel en fusion. Paula nous sort un set fantastique. De grandes nappes hypnotisantes et paf paf, la reine de la techno envoie ses frappes qui déchaînent l’hystérie dans le public. L’atmosphère est lourde, presque insoutenable, et pourtant tellement plaisante… Cette douce oppression se termine sur Oscillate, le tube de Paula Temple. Ce Day 4 se termine sur une immense ovation. Dans une salle pleine à craquer.

D’ailleurs, une petite remarque concernant l’esplanade : les toilettes. Une vingtaine de toilettes sèches pour les filles, une trentaine d’urinoirs pour les mecs. Et au milieu : 2 petits lavabos pour se laver les mains. Et le pire dans tout ça, c’est que personne ne les utilisait ! Ne serrez pas la main à n’importe qui …

22h15

Pas facile de se remettre de ses émotions. On se précipite dans le tram bondé pour aller aux Usines Fagor. C’est bon, Paula Temple nous a bien chauffés, on ne peut plus s’arrêter. On prend le tram, mauvaise idée : la rame s’est arrêtée net à cause d’une personne qui a essayé de traverser devant nous. Gros mouvement de foule, des malaises dans tous les sens. On aurait pu devenir agoraphobes pour le coup.

23h00

Encore plus difficile de se remettre de ses émotions. Mais nous entrons dans le vif du sujet. On commence avec un peu d’exotisme, sous le rythme endiablé d’Ammar 808 & Maghreb United.

23h55

On se précipite dans le hall 1 en espérant avoir une place de choix pour le show d’Action Bronson, et il n’a fallu qu’une syllabe de prononcé au micro pour que toute la salle se mette à crier, applaudir et siffler. Action Bronson est une rockstar, le public est fou. Pogo, crowdsurfing, balancage de gobelets et de soutien gorge… C’est l’effet Bronson !

1h20

Dengue Dengue Dengue au hall 3 nous sert de la cumbiaelectro avec un zest de folie et de mystère derrière son masque… On se déhanche bien par ici !

2h33

Le hall 1 s’est transformé en rave party illégale avec l’aide d’Amelie Lens. Le tempo a grimpé, le kick est imposant, on s’accroche bien pour la suite de ce set acid techno déchainé.

3h50

C’est le moment de se lâcher sur un nième set délirant du Camion Bazar. Une valeur sur pour finir la soirée en beauté et en ressortir avec le sourire (et en bonus : recouverts de paillettes !)

5h00

On rentre avec ce qui nous reste d’énergie dans les jambes (c’est à dire très peu ahah). Sur le chemin on se remémore déjà nos meilleurs moments de ces trois dernières nuits, on en gardera de bons souvenirs sonores ! Demain, si on arrive à se lever avant la tombée la nuit, on ira danser une dernière fois du week-end en confiant nos oreilles et nos âmes au pape des Nuits Sonores, Monsieur Laurent Garnier…

 

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